De nouvelles précisions sur les suites avortées de #JohnCarter par Andrew Stanton ! San Diego Comic Con 2022

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Ci-joint le lien vers l’article original en anglais :

John Carter Sequels: Andrew Stanton Reveals Titles & Synopses Details (collider.com)

John Carter : 10 ans, et présent à la San Diego Comic Con de 2022 !

Andrew Stanton a participé à une conférence à la convention Comic Con de San Diego cette année, et il est revenu sur les suites prévues à son John Carter de 2012, livrant les scénarios envisagés ! Sans plus attendre, voici la traduction de ces interventions !

John Carter 2 : Les Dieux de Mars (Gods of Mars)

 

Cette image a été partagée par Andrew Stanton en juin 2014 !

 

« John Carter s’est retrouvé sur Terre pendant 10 ans. Sa femme Dejah était tombée enceinte et a accouché de leur enfant pendant son absence, mais celui-ci a été kidnappé par le méchant Matai Shang.

Carter revient sur Mars pour découvrir que Dejah a suivi la rivière [Iss], convaincue que son cours va l’amener jusqu’aux Thurns [sic : les Therns plutôt] et à son enfant kidnappé. Carter retrouve Tars Tarkas, le personnage de Willem Dafoe, ils suivent eux aussi le cours de la rivière, quand ils tombent sur une cité souterraine avec une technologie des plus modernes, entretenue par une race appelée les Premiers Nés. Et ils sont technologiquement plus avancés qu’ici [sur terre, donc] ou sur Mars. Et ils sont responsables de tout ce qui contribue à l’existence de la planète depuis le début : l’eau, l’air, la nourriture, et les plantes qui vous mangent [NDT : certainement une référence aux hommes-plantes].

Ce sont aussi des fanatiques religieux qui venèrent la déesse Isis [sic : c’est Issus], qui existe en personne. Mais cette déesse est en réalité notre vilain changeur de forme Matai Shang — c’est son boulot habituel. Comme on peut s’y attendre, Carter révélera aux Premiers Nés que Matai est un faux dieu pour eux, suivra la piste de son fils, qui s’avèrera être un guerrier surhumain, à qui on a ordonné de tuer Carter.

Matai a génétiquement fait grandir le bébé à l’âge adulte, et [Carter] tue presque son propre enfant. Et on en arrive aux scènes finales. La flotte aérienne de Helium descend par un volcan endormi pour secourir nos héros. Et Carter, Dejah, et son fils désormais adulte sont réunis. Et les trois races, rouges, vertes, et Premier Nés vont pourchasser et renvoyer les Thurns [Therns donc]. »

Alors, par rapport au livre ?

Bien évidemment, je vais spoiler quelques éléments du livre !

Déjà, et Andrew Stanton ne le précise jamais, donc on ne sait pas vraiment quelle direction artistique il aurait prise avec cet aspect des choses, Les Premiers Nés dans les romans ont la peau noire. Stanton garde un silence très diplomate sur cet aspect des choses.

Dans le livre, nul besoin de faire grandir l’enfant, Carthoris donc, jusqu’à l’âge adulte. Les Barsoomiens restent plus longtemps dans leur oeuf (oui, car les Barsoomiens sont ovipares), mais il en sortent presque à l’âge adulte. Pas de bébé donc sur Barsoom dans les romans. Dans l’intervalle de dix ans durant lesquels John Carter est « prisonnier sur Terre », Carthoris dans les romans est parti à sa recherche, et se retrouve capturé par les Premiers Nés.

C’est ainsi presque par hasard que lorsque John Carter lui-même est capturé par les Pirates Noirs, il se retrouve dans la même cellule que son père. Il sera d’ailleurs le premier à comprendre que cette homme à la peau blanche est son père, en le voyant accomplir des bonds impossibles pour le Martien moyen. Pas d’antagonisme donc entre les deux.

Les Premiers Nés ne disposent pas d’une technologie plus avancée dans les livres, pas plus que les Therns d’ailleurs. Ce sont juste des nations rivales, d’un niveau technologique équivalent. Issus est effectivement une créature existante dans les romans, une Martienne exceptionnellement vieille, qui apparaît aux yeux de ses sujets, les Premiers Nés, comme une femme superbe. Même si ce n’est jamais précisé, elle possède sans doute des pouvoirs télépathiques incroyablement puissants.

Mais c’est dans les faits effectivement une fausse déesse, ce que révélera Carter aux Premiers Nés, qui finiront par la tuer eux-mêmes. Dans les romans, les Therns ne manipulent pas les Premiers Nés, bien au contraire, les Therns (les blancs) sont les proies des Pirates Noirs, qui font régulièrement des raids sur leurs cités pour leur voler ressources et femmes, qu’ils exploitent comme esclaves. Un renversement des valeurs qui ne cesse d’interpeler pour un roman écrit en 1913 ! Et une nouvelle indication del’absence de racisme chez Edgar Rice Burroughs.

Il est étonnant que Stanton n’ait pas repris la fin des Dieux de Mars, ou alors il se garde cette information sous le coude. À la fin du roman, Dejah se retrouve emprisonnée dans une cellule qui fait partie d’un dispositif particulièrement cruel. Chacune des cellules du bâtiment n’est accessible qu’une fois par an, au gré de la rotation de la tour. Elle est emprisonnée avec deux femmes, Thuvia, qui est une alliée, et Phaidor, une Thern, la fille de Matai Shang, à l’arrogance incroyable, et qui jalouse Dejah pour sa relation avec Carter, sur lequel elle a des vues. Juste avant que la cellule ne se ferme pour une année, Phaidor sort une dague et fonce sur Dejah. C’est sur cette vision d’horreur que la porte se referme, donc pour une année complète.

À noter que la fin du roman ne sera pas sans vous rappeler celle de l’Empire Contre-Attaque, avec les deux amants séparés. Ce n’est pas un hasard, Lucas connait Burroughs…

Et maintenant, le troisième film : John Carter 3 : Le Seigneur de Guerre de Mars (Warlord of Mars) !

Image elle aussi partagée par Andrew Stanton en juin 2014

 

En ce qui concerne Warlord of Mars, il a révélé que les Therns seraient en fuite vers l’hémisphère Nord de la planète, où les copies de leurs corps sont entreposées, et où ils commenceront à fuir vers la Terre, en rendant Mars invivable. Stanton continue :

« C’est un compte à rebours géant qui s’engage, et le monde sera éteint si Carter ne retrouve pas les Therns, pour les détruire avant qu’ils détruisent la planète. Par conséquent, pour gagner du temps, les espions Therns changeurs de forme qui ont pris la place des leaders parmi d’autres races martiennes déclenchent des conflits et le chaos, un peu comme Putin et les bots aujourd’hui. Les Martiens sont trop occupés à se battre entre eux pour se concentrer sur des alliances dans le but d’éradiquer les Therns.

Pendant ce temps, Dejah utilise ses talents scientifiques pour inventer un appareil qui permet de détecter ces Therns. Mais les espions le détruisent, et ils assassinent  Carter. C’est le moment où l’on rappelle au public que c’est juste une copie, et que son corps originel se réveille sur Terre. Là se trouvent des Therns Pinkertons, ils s’apprêtent à le tuer pour de bon, mais Edgar a acheté un fusil, et il l’utilise correctement et le tue [NDT : il tue qui ? C’est pas clair, le Thern Pinkerton j’imagine, ce qui permettra à Carter d’avoir un médaillon].

Carter retourne sur Mars mais se cache, tandis que la menace d’une Guerre Mondiale surgit. Lui-même, sa femme et son fils, avec leur prototype de détection de Thern se rendent au sommet du monde, sur les traces des Therns. Finalement il affronte Matai Shang. Et bien entendu, il arrête les Therns, sauve la planète et on lui donne le titre officiel de Seigneur de Guerre de Mars. »

Mais quel est le rapport avec le livre cette fois ?

C’est effectivement plus nébuleux. Le Seigneur de Guerre de Mars, le livre, est plus une poursuite à la recherche de Dejah et Thuvia, enlevées par Matai Shang, Phaidor et le Pirate Noir Thurid. Cette poursuite amènera Carter jusqu’à une nouvelle civilisation inconnue, à la peau jaune.

À priori, pas grand rapport avec le film envisagé, donc. Mais ça aurait été sympa de revoir Edgar Rice Burroughs dans le film !

Dans l’ensemble, cela aurait sans doute pu donner une excellente série de films, même si par moments visiblement assez éloignée des romans. Il n’est pas fait mention du sous-texte qui sous-tend la trilogie de romans : quelle que soit la couleur de peau des peuples, il y a des gens bien, et des gens pas bien dans chaque peuplade. Sauf chez les Blancs. Carter finira par unifier toutes ces tribus aux couleurs de peaux différentes, rouges, vertes, noirs, jaunes, dans un final surprenant, là encore, pour un roman écrit en 1913.

 

Et vous, auriez-vous aimé voir ces films ? Dites-le moi en commentaires !


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