GHOSTO, LE DERNIER DES DHAMPIRES, par Gaël Mansard ! Excellent ! :)

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La découverte d’un auteur de coeur !

J’ai un peu honte, j’ai retardé l’achat de « Ghosto, le dernier des dhampires », de Gaël Mansard. J’aurais dû l’acheter, et le lire, beaucoup plus tôt.

Car « Ghosto », c’est bien, c’est beau. C’est à nouveau le témoignage d’un véritable fan des Éditions Lug, qui a digéré toutes ses influences, pour délivrer son propre univers, et avec talent et enthousiasme !

Ghosto le dernier des dhampires
Ghosto, le dernier des dhampires… masculins ! Illustration d’Aline Vanderhasten

 

C’est quoi « Ghosto » ?

Gabriel Charles d’Hensart, troisième du nom, a bien des secrets. Peut-être n’est-il pas beaucoup, beaucoup plus vieux que ses vingt-cinq ans apparents, et peut-être n’est-il plus tout à fait humain !

C’est ce que découvre la policière scientifique, Isabelle Clairant, suite à l’assassinat de son père, Bernard Clairant, commissaire de police, qui lui a légué une île mystérieuse au large de Jersey, une île dont même la femme de Bernard ne sait rien…

Ceci est le prémisse d’une intrigue absolument passionnante, sur fond de sectes vampiriques, d’immortels, et de super-héros chers à tous les lecteurs des Éditions Lug.

Des influences parfaitement diférées !

Car oui, on ressent les influences de Gaël Mansard, l’auteur, ou du mois j’ai l’impression de les comprendre, car je pense avoir bien des références communes avec lui.

Comme mes romans Sister Love, qui reprennent, au moins pour les deux premiers, certains éléments de la structure de Highlander, le film, Ghost fait beaucoup penser au film de Russel Mulcahy, car le meilleur moyen de se débarrasser des vampires, c’est encore de les décapiter à l’arme blanche !

Mais « Ghosto » a sa véritable originalité, son petit « quelque chose » qui en fait plus que la somme de ses parties.

Les personnages sont attachants, Isabelle et Gabriel en tête, c’est véritablement leur duo (Isabelle en « Dhampira » et Gabriel en « Ghosto ») qui mène la danse, et leurs relations ne manquent pas de piquant. Il aurait été facile de pousser les différences entre la moderne Isa et l’antique Gaby, rendant leurs différences irréconciliables. Mais Gaël Mansard sait jouer sur l’intelligence de leurs personnages pour les faire se rencontrer sur un sol commun.

Une vision positive des forces de l’ordre !

Gabriel va s’adapter à l’ère moderne, comme Isabelle comprend d’où peuvent lui venir ses préjugés. Les règles du fantastique sont clairement établies, et viennent compléter une vision « réaliste » de la police. Trop souvent d’ailleurs, la police est le parent pauvre des histoires de super-héros. Soit ils sont incompétents pour laisser la place aux « vigilantes », soit ils n’existent tout simplement pas.

« Ghosto » se concentre, au contraire, sur une vision positive des forces de l’ordre, il faut le souligner. Les flics n’y sont ni bêtes, ni incompétents, ni exagérément hostiles. On y croit, tout simplement. Le personnage de « Jipé », solaire, est un soutien de taille à Isabelle. Je crois bien que c’est mon personnage préféré du livre, même si bien entendu j’aime beaucoup Isabelle et Gabriel ! Humain dans un monde de surhumain, il ne perd jamais la foi envers Isa, qu’il aime sincèrement de tout son coeur.

Une histoire épique et humaine à la fois !

Tout n’est pas blanc et noir dans « Ghosto ». Gabriel, hors de son temps, a des réactions qu’on pourrait prendre pour anachroniques, mais qui nous sont pourtant parfaitement expliquées à travers un historique crédible.

Omniprésente au cours du récit sont les heures sombres de la Révolution, ainsi que la « der des der », la malheureusement PREMIÈRE guerre mondiale. Gabriel n’aura (heureusement ?) pas connu la seconde. Sister Love a également connu la première guerre mondiale, encore un point commun entre les deux héros. Cela restera un traumatisme pour Gabriel, qui en rêve encore régulièrement. Je ne vais pas me prétendre « historien », mais le cadre présenté semble crédible, palpable, et documenté.

Isabelle, de son côté, doit à la fois faire le deuil de son père, et découvrir ce nouvel univers, en marge, dont elle, et le lecteur, ignorait l’existence, et qu’il découvre avec plaisir à travers des scènes d’action bien menées.

En bref !

J’ai adoré découvrir « Ghosto, le dernier dhampire », vraiment une lecture à conseilller. Et à al fin, Gaël nous « tease » de façon cryptique de prochain tomes, dont j’espère qu’ils verront le jour.

Qu’attendez-vous ? Achetez Ghosto, « le dernier des dhampires » !


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