JAMES BOND ! 30 jours, mes 30 références geek 26/30

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Un personnage littéraire ?

Pour une fois, je ne vais pas râler que le héros de céllucloïd est différent de son pendant de papier. J’ai lu les James Bond de Ian Fleming, et le moins que je puisse dire, c’est qu’ils ne m’ont pas fait forte impression. Pour une fois, j’étais content que le modèle cinématographique s’éloigne du personnage des romans.

Pour information à ceux qui ne cessent de répéter que Daniel Craig est le plus proche du personnage des romans, Ian Fleming voulait David Niven dans le rôle.

Quelquefois, la trahison a du bon.

Mon James Bond, c’est Roger Moore, quel a été le vôtre ?

Roger Moore James Bond
La classe internationale !

Sean Connery avait déjà abandonné le rôle au moment de ma naissance. J’ai donc rattrapé tous les Bond précédents au vidéo-club, mais j’avais grandi aux côtés du Bond rigolard adepte de punch-lines doublé par l’immense Jacques Thébault, amateur de petites pépées et de cascades toutes plus improbables les unes que les autres.

Et je ne suis pas le seul. Est-ce que quelqu’un croit sérieusement que lorsqu’un Steven Spielberg réalise, presque par dépit de ne pouvoir réaliser un Bond, met en scène Les Aventuriers de l’Arche Perdue, c’est aux Bond de Sean Connery qu’il rend hommage ? Est-ce qu’après avoir vu True Lies de James Cameron, on pense à Goldfinger ou Bon Baisers de Russie ?

La Formule Bond

Oui, Bond était devenu une formule, et je suis adepte de formules, comme en témoigne mon amour immodéré pour les séries Columbo et Mission : Impossible. Et cela a duré des années, sans que le public se lasse. Des vilains plus grands que nature, aux plans démesurés, des jolies filles, des lieux exotiques, des cascades plus ou moins possibles, des gadgets (la scène qu’on attendait avec le plus d’impatience était celle de la salle des gadgets de Q), de l’humour, tout en ayant des enjeux.

La quintessence des Bond de Roger Moore est contenue dans l’Espion qui m’Aimait, son plus grandiose opus. Un pré-générique dantesque (signé John Glen, comme quoi il n’y a pas que chez Marvel qu’on délègue les scènes d’action…), une musique prenante, une James Bond girl éblouissante de beauté, sans être faible pour autant, un méchant iconique en la personne de Requin, les paysages d’Egypte, et même les Bond girls secondaires sont frappantes, comme Caroline Munro. Les gadgets sont stupéfiants, comme la voiture sous-marine. Bref, on s’éclate !

Mon premier Bond au cinéma fut Octopussy, et vous ?

Chacune des sorties d’un film de James Bond était un événement planétaire. J’ai le souvenir très vif d’avoir vu aux côtés de mon père la scène d’ouverture d’Octopussy, avec l’avion miniature. Un Bond au cinéma, c’était une fête, on sortait les beaux vêtements pour être à la hauteur de l’événement.

C’était déjà quasiment la fin de l’ère de Roger Moore, cependant, il restait Dangereusement Vôtre à sortir, avec le générique sublime chanté par Duran Duran.

Chaque homme veut être Bond, chaque femme veut être avec Bond

Voilà résumé pour moi l’attrait véritable des James Bond, un fantasme pur. Bond est un pur personnage « pulp », en ce sens qu’on ne sait rien de lui. On ne le voit qu’en action durant ses missions, on le lui connait aucun ami en dehors du boulot, et on ne sait même pas où il habite. Bond, dans son univers, est le sommet de la chaîne alimentaire, le boss. Nobody Does It Better (personne ne le fait mieux que lui) est son slogan dans les années 70.

La fin du rêve

Timothy Dalton, déjà, voulait en faire un être plus humain, ce qui est un non-sens. Bond était une légende, pas un être humain. Pas un modèle, mais un rêve d’accomplissement, la persona idéale du spectateur qui pouvait se projeter en lui.

Le réveil est dur pour les producteurs. Si Tuer n’est Pas Jouer fait illusion, Permis de Tuer est un échec commercial. Est-ce pour autant un mauvais film ? Non, au contraire, il est excellent, dans une autre série, pas dans James Bond.

Le spectateur était habitué à son petit confort avec Bond. S’il veut voir de la violence et un univers sombre, il va voir les suites de Piège de Cristal.

Pierce Brosnan fera lui aussi illusion, le temps d’un film, considéré, sans surprise, comme son meilleur : Goldeneye. C’est le dernier film qui mettra en scène l’élément indispensable de tout James Bond, à savoir la demoiselle en détresse.

Le chevalier blanc sans cause

Alors, non, de nos jours de n’est pas considéré comme politiquement correct, mais c’était tout l’attrait de Bond. Aider les gens, aider les femmes surtout qu’il rencontrait sur sa route. Déjà, Goldeneye a en germe le prototype de la femme qui n’a pas besoin de Bond, en la personne de Xenia Onatopp. Dès lors, après ce film, Bond sera entouré de femmes qui n’ont pas besoin de lui. Bond a perdu son sex-appeal, et M, une femme à présent, le traite de « dinosaure ».

La « formule » sera cependant plus ou moins maintenue, jusqu’à Meurs un Autre Jour et sa bagnole invisible.

Bond inspirait, à présent Bond s’inspire

Et puis arrive le gorille, Daniel Craig. Un gorille en smoking reste un gorille. Dès Casino Royale, ce nouveau « Bond » se complait plus dans la violence que dans le sexe. Désormais il a un « arc de personnage », il tombe amoureux même, et il ne faudra pas deux films de plus avant que Blofeld ne devienne son frère, et qu’on ne visite la maison familiale.

Bond se retrouve donc dans une impasse créative. Auparavant, Bond créait la mode et inspirait d’autres réalisateurs, comme, on l’a vu, Steven Spielberg ou James Cameron. Désormais, Bond suit la mode instaurée par ceux qui partagent ses initiales : les Jason Bourne et les Jack Bauer de la série « 24 Heures ». Il n’a plus rien d’original, et les quelques gimmicks qui survivent encore font pâle figure.

Je n’aime pas les Bond de Craig. Signeront-ils la mort d’une des plus longues séries de films jamais produite ? Seul l’avenir le dira.

En tout cas, ce n’est plus MON Bond, depuis longtemps…

 

Et vous, aimez-vous cette saga, y compris les derniers films ? Dites-le moi en commentaire !


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