OUAGADOUGOU PRESSÉ par Roukiata Ouedragogo et Aude Massot !

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Comme le savent ceux qui suivent mon blog et mon parcours d’écrivain, ma super-héroïne, Sister Love, vient du Burkina Faso. Pourquoi ? Simplement parce que ma femme est originaire du Burkina. Sister Love aurait été africaine de toute façon, le premier jet de l’histoire, enfin si on peut l’appeler ainsi, vu qu’il ne faisait que quelques lignes, la faisait venir de Côte d’Ivoire.

J’ai pu voir ma belle-famille quand ils sont venus en France, et j’ai eu la chance d’aller les voir au Burkina, comme le raconte ce message :

Sur les traces de Sister Love : un plouc à Ouaga ! – Norman T. Ray – Chez Sister Love (norman-t-ray-chez-sister-love.com)

J’étais donc plus que mûr pour apprécier cette merveilleuse bande dessinée, signée par Roukiata Ouedraogo et Aude Massot : Ouagadougou Pressé !

Ouagadougou Pressé

Charline Vanhoenacker, qui, renseignement pris, est une humoriste, qui, comme Roukiata, oeuvre sur France Inter, a bien raison ! J’ai reconnu pas mal de références, et celles qui pouvaient m’échapper sont expliquées dans le texte. C’est un réel bonheur de suivre le parcours de Rouki « Petit Modèle » en France et en Afrique.

Pour être allé plusieurs fois à Chateau-Rouge, l’ambiance si particulière du quartier est notamment parfaitement rendue, on dirait un reportage, y compris quand la police débarque ! 🙂

Une digne héritière d’Aya de Youpogon !

Impossible en effet de ne pas penser à la bande dessinée Aya de Yopougon, signée Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, qui elle se passe en Côte d’Ivoire. Les dessins ont un air de famille tel que j’ai vérifié, plusieurs fois même, qu’il ne s’agissait pas du même artiste ! Six tomes étaient parus, le dernier en 2010.

Mais le livre de Roukiata Ouedraogo n’est pas une copie. Ouagadougou Pressé s’ancre dans cette glorieuse tradition, et ne démérite pas, que ce soit au niveau de l’écriture ou du dessin ! Et j’aime les couleurs en aplat, je déteste cette manie des couleurs ultra léchées en digital, comme la dernière bd Goldorak, que j’ai fini par reposer sur le présentoir.

Les dessins d’Aude Massot sont juste magnifiques. J’ai retrouvé les paysages urbains de Ouagadougou comme je les avais vus en 2019.

On en veut plus !

Les 176 pages passent à toute vitesse, et malgré la générosité du volume, on en voudrait déjà plus ! Surtout qu’il y a un un cliffhanger… amoureux en fin d’album ?

Une bande dessinée chaudement recommandée !


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