Sur les traces de Sister Love : un plouc à Ouaga !

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Le plouc, c’est moi. Comme le savent les très rares personnes à avoir au moins commencé à lire mon premier romanet « Mais Qui est Donc Sister Love ? » (ou sa traduction anglaise « Who Is Sister Love? »), Sister Love se trouve au début du roman au Burkina Faso. Pourquoi le Burkina ? Très simple, ma femme (qui n’est PAS Sister Love, parce que le personnage existait dans mon esprit bien avant notre rencontre) est originaire du Burkina Faso. Pour tout dire, dans un des premiers jets du roman sur Sister Love, qui n’a pas dépassé quelques lignes, celle-ci venait de Côte d’Ivoire.

Sur quoi me suis-je basé pour écrire ces paragraphes ? Wikipédia, quelques photos… Edgar Rice Burroughs, qui n’a jamais mis un pied en Afrique, déclarait qu’on n’écrivait jamais mieux que sur des lieux qu’on ne connaissait pas. Le fait est qu’il a inspiré des gens à s’y rendre, comme la célèbre anthropologiste Jane Goodall, et au crédit de Burroughs, force est de constater qu’elle ne s’est pas sentie trahie par l’auteur via cette expérience.

L’aventure c’est l’aventure

Pour ma part, aller en Afrique était inévitable à un moment donné, ne serait-ce que pour voir où mon épouse avait grandi, et visiter sa famille. J’étais tellement plouc qu’il y a cinq mois, je n’avais même pas de passeport. Et tellement plouc qu’il y a deux semaines encore, je n’avais jamais pris l’avion (comme apparemment 30% des Français !). Plusieurs premières donc à mon actif, ainsi que pour mon fils de neuf ans.

Passons sur les heures d’avion, et surtout les heures perdues à se faire emm… sans arrêt, à se faire contrôler 36 fois, à repeser 12 fois chaque bagage (2*23 kilos en soute par personne, 12 kilos en cabine, 174 kilos en tout, quasiment au gramme près !), à se tourner les pouces en zone duty-free et à poireauter en attendant l’arrivée hypothétique des bagages à l’arrivée… J’imagine que tous ceux qui ont pris l’avion connaissent déjà, j’ai pour ma part découvert cette source de frustration infinie.

L’arrivée au Burkina, enfin !

Première constatation à Ouagadougou, la nuit tombe vite ! Arrivée vers 17h15 heure locale, et le temps de récupérer les bagages (une bonne heure plus tard ?), il faisait déjà nuit. La température est chaude (entre 31 et 35 degrés durant nos 10 jours sur place) mais supportable, car il y a de l’air. Point intéressant, le ciel n’était pas bleu azur comme je l’aurais cru, mais en permanence légèrement voilé. Est-ce que cela protège des UV ? En tout cas, moi qui suis blanc comme un linge, je n’ai pas pris de coup de soleil, même en l’absence de protection solaire.

Second choc, les conditions de circulation ! Il y a une voiture, pour, mettons, 6 motos dans les rues ! Je n’ai jamais vu autant de motos de toute ma vie… et aussi peu de casques ! Pas de scooter, ils sont trop chers à l’achat.

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Tout ce beau monde circule dans un irrespect total de toute règle de circulation ! Les motos se frôlent et frôlent les voitures, doublent à droite, à gauche, coupent la route, roulent à contresens, et contre toute attente, cela fonctionne ! Bien sûr il y a des accrochages, mais relativement peu compte tenu du chaos total dont je serai témoin jour après jour, bien à l’abri dans la voiture familiale. Avec chauffeur, parce qu’il serait absolument impossible pour moi petit Européen de circuler dans ces conditions ! Une publicité sur le bord de la route vante « la preuve d’amour », supposément dans le couple. Ce qui serait chez nous du parfum ou des bijoux, est ici… une moto !

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A signaler quelques triporteurs, des vélos bien sûr, ainsi que quelques charrettes tirées par des ânes également. Peu de routes bitumées en dehors des grands axes, la norme reste la « route rouge » en terre sur laquelle il convient d’avancer prudemment, sous peine d’y laisser une suspension ou d’écraser les moutons et autres poules et chèvres qui arpentent les routes en toute liberté, routes jonchées également d’innombrables petites boutiques en tout genre, de terrains vagues parsemés de sacs en plastique noires ou bleus, où les constructions modernes côtoient les carcasses de construction en béton abandonnées, là où de solides branches d’arbre assurent le soutènement des étages supérieurs.

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Le rapport avec « Sister Love » restera finalement pendant longtemps assez lointain, étant donné que j’ai fait vivre mon héroïne à la campagne et pas en ville. Cependant le dimanche 3 mars j’ai eu l’occasion de me rendre dans la troisième ville du Burkina Faso, Koudougou, qui se trouve à 100 kilomètres de Ouagadougou. Durant le trajet j’ai pu admirer de vastes étendues magnifiques et vides d’habitants, ainsi que quelques villages dans lesquelles on pouvait voir des cases ancestrales qui correspondaient à 100% à ce que j’avais imaginé comme habitat pour Sister Love !

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Il me reste de ce premier voyage en Afrique de magnifiques souvenirs, ainsi que la rencontre avec des gens très chaleureux.


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