DONJONS ET DRAGONS ! 30 jours, mes 30 références geek 11/30

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Longtemps, les livres de Donjons et Dragons ont conservé leur mystique, de par leur inaccessibilité. Je les voyais, dans mon magasin de jouet à Poissy, mais dieu qu’ils étaient chers à l’époque, et il fallait en acheter trois ! C’était bien sûr la version avancée des règles, en trois tomes, manuel des joueurs, manuel du maître, et manuel des monstres.

Et, dans les faits, je n’ai pas appris le jeu de rôle avec Donjons et Dragons. Un cousin d’un de mes amis avait créé un système « maison » avec lequel il nous a fait jouer notre première partie. Le sentiment de liberté absolue était grisant, on était en contrôle complet de son personnage et de ses actions ! La découverte du bonheur, à la fois si simple et si compliquée…

Ensuite, un autre ami, dont le père était abonné au magazine Jeux et Stratégies, a eu le supplément Méga, un jeu de rôle complet. Nous avons fait une partie, que mon maître de jeu a estimé que j’avais « perdue », non parce que mon personnage était mort, mais parce qu’il n’avait pas découvert tout le scénario. Frustrant…

Ma découverte de vrais, gros jeux de rôle au lycée a commencé avec Le Jeu de Rôle des Terres du Milieu, d’après Tolkien. Malgré sa complexité supposée, les règles paraissaient logiques.

Quoi, c’est ÇA, Donjons et Dragons ?

Mon maître de jeu des Terres du Milieu m’a revendu les règles de base et expert de Donjons et Dragons. Quoi, c’était ça le jeu originel ?? Si ou jouait autre chose qu’un humain, on n’avait même pas le droit de choisir un métier, la classe d’armure était une valeur à rebours (0 était mieux que 1), et les personnages débutants étaient tellement faiblards qu’une brise suffisait à les faire tomber dans le coma…

Les magiciens lançaient UN SORT PAR JOUR !! Le reste du temps il tapaient à la dague, sans armure parce qu’ils n’y avaient pas le droit, alors que les clercs, une classe de guérisseur, combattait à la masse et en armure ! Whaaaaat ?

Inutile de dire que ce premier contact refroidissait plutôt qu’il n’encourageait. Aussi, quand un des maîtres de jeu proposa une partie un jour, j’aurais préféré n’importe quoi d’autre…

Contre toute attente c’était pas mal

J’ai choisi de jouer un guérisseur, un précurseur de Sister Love en somme, en la personne de Ragmar le clerc. Nous jouions dans l’univers des Royaumes Oubliés, et ça tombait bien, un supplément était consacré aux clercs de chaque religion. J’optai pour un clerc de Mielikki, la déesse de la Forêt et des animaux qui y vivent. J’ai adoré le jouer… mais ce n’était pas grâce aux règles de jeu…

Je pense que c’est là que j’ai découvert que les règles de jeu avaient finalement une importance toute relative, et que c’était vraiment le maître de jeu qui savait, ou non, les mettre en scène de façon à ce que même celles qui paraissaient les plus absurdes passaient comme une lettre à la poste. Ragmar reste, à ce jour, le personnage que j’ai le plus aimé jouer, comme le témoigne l’hommage que je lui rends dans mon roman Dieux et Avatars, R.V..

J’ai depuis fait d’autres parties très mémorables sous le direction de Sandrine et Yann notamment, dans l’univers de Planescape. Merci à vous.

Par contre, jamais je ne sautai le pas de me lancer dans la maîtrise de Donjons et Dragons, quelle que soit la version. Trop alambiqué pour moi !

Une troisième édition prometteuse, j’y ai cru mais bon…

La troisième édition de Donjons et Dragons remet un peu de logique dans le système de jeu. Wizards of the Coast, les nouveaux propriétaires du jeu, décident d’ouvrir le système de jeu à des éditeurs tiers. En gros, ils ont ouvert la boîte de Pandore, qui ne s’est jamais refermée, comme le prouve la bonne santé toujours à ce jour de la version Pathfinder des règles, un clone de cette fameuse troisième édition, qui profite à tout le monde sauf aux propriétaires de la licence D&D !

J’y ai cru, à cette troisième édition. Tous mes univers favoris y étaient adaptés (Star Wars, Star Trek Babylon 5, Conan, Judge Dredd, Farscape, Stargate…). Et… je n’ai jamais réussi à maitriser correctement ce système, malgré mes efforts. C’était une règle, 36 exceptions, et je ne gérai pas les exceptions. Même en temps que simple joueur, pour jouer un simple barbare à Donjons et Dragons, pourtant pas le personnage le plus compliqué au niveau système de jeu, j’oubliai régulièrement deux ou trois de ses capacités.

Par contre, la quatrième…

La quatrième édition de Donjons et Dragons était pour moi un triomphe au niveau du rendu en jeu, et TOUT était indiqué sur les fiches de personnages ou de monstres. C’est celle que j’ai maitrisé le mieux, et celle à laquelle j’ai le plus aimé jouer, au niveau système de jeu. Et… c’est celle qui s’est planté au niveau commercial…

Retour en arrière, ça marche, tant mieux pour eux

Donc rétro-pédalage complet avec la Cinquième édition, qui tente d’être une synthèse des précédentes, enfin, des précédentes, sauf de la quatrième…

Voilà mon vécu avec le plus connu des jeux de rôle. J’ai depuis à peu près tout revendu, sauf la quatrième édition, que je vénère !

 

Et vous, avez-vous joué à Donjons et Dragons, et si oui à quel édition ? Laquelle a votre préférence ? J’ai trouvé plus charitable de ne pas parler des films, hein, vous me comprendrez sur ce point…

DD4
Ma collection de livres DD4 en français, gardés par Amra, barbare troisième édition !

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