JOHN CARTER et les Dieux de Hollywood

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Je visitais régulièrement quelques blogs au moment où j’ai écrit cet article. L’un d’entre eux était l’excellent « thejohncarterfiles » de Michael D. Sellers, qui par ailleurs est cinéaste indépendant à Hollywood. Michael est un fan absolu d’Edgar Rice Burroughs, et de la série du Cycle de Mars en particulier. Il a créé son blog comme un lieu où seraient répertoriées toutes les étapes de la création du film John Carter. Il fut donc un témoin privilégié de la débâcle du film, qui commença bien avant sa sortie.

The John Carter Files – The Books | The Movie | All Things Burroughs

De cette expérience il écrivit un livre: « John Carter and the Gods of Hollywood », à la fois lettre d’amour au roman de Burroughs, Une Princesse de Mars, examen des choix effectués par Andrew Stanton et son équipe pour son adaptation, et surtout examen aussi objectif que possible de la campagne marketing de John Carter, comparé notamment aux autres grosses sorties de 2012, Hunger Games et The Avengers. Certes, ces deux derniers films bénéficiaient au préalable d’une reconnaissance plus importante que John Carter, mais alors pourquoi le marketing de Disney ne fit rien pour compenser ce déficit d’image ?

Un marketing inefficace

La comparaison de chiffres est implacable, le volume de publicité accordé à John Carter fut anémique, et pire, inefficace. Aucune mention par exemple du fait que John Carter avait 100 ans et avait inspiré de nombreux créateurs (parmi eux George Lucas et plus récemment James Cameron, qui citera expressément Burroughs parmi les influences majeures d’Avatar), aucune mention du fait qu’Edgar Rice Burroughs était aussi le créateur de Tarzan, ou encore qu’Andrew Stanton avait réalisé deux des plus gros succès Disney/Pixar: Le Monde de Némo et Wall-E !

A cette incompétence, plusieurs raisons envisageables : un film monté par Dick Cook, le précédent président de Disney, parti entretemps, une directrice marketing inexpérimentée, M.T. Carney, qui partira avant la fin de la campagne de publicité (mais rien ne sera fait pour corriger la trajectoire), et le fait que Disney, qui auparavant était peu placé au niveau « franchise de garçons », avait acheté Marvel, et était en négociations pour Star Wars.

Dans ces conditions, John Carter était condamné à réussir sur ses propres mérites, sans aucun soutien intérieur ou extérieur. Bien au contraire, la presse se déchaina contre ce qui était déjà annoncé comme un échec financier, alors que personne n’avait encore vu le film…

Un livre passionnant, aussi bien pour ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux techniques marketing modernes, ou pour les fans du film lui-même.

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