« LES CHRONIQUES DE MARS », l’autre adaptation de JOHN CARTER !

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Vous trouverez en bas de page une image juxtaposant les protagonistes de John Carter, avec leurs équivalent dans Les Chroniques de Mars. Les Chroniques de Mars, kesako ?

Si John Carter est bien la première adaptation au cinéma de La Princesse de Mars d’Edgar Rice Burroughs, il n’est pas la première adaptation tout court. Cet « honneur » revient à un film sorti directement en vidéo en 2009, Princess of Mars, en France Les Chroniques de Mars. Il fut produit par la société Asylum, qui s’est fait une spécialité de s’inspirer des succès cinéma du moment pour sortir leurs films tournés au rabais. Quand sort Transformers, eux sortent Transmorphers. Quand Marvel sort Thor, Almighty Thor débarque sur SyFy Channel… Quand Avatar triomphe en 2009, Asylum sort Princess of Mars ! Pourquoi ? Parce que James Cameron avoue lors des interviews avoir voulu « tourner une aventure à la Burroughs ». Il n’en faut pas davantage pour qu’un certain Mark Atkins se mette au travail. Il sera scénariste, réalisateur, directeur de la photographie et monteur, une abondance de postes qui est inhabituelle même pour une production Asylum, et qui laisse à penser que peut-être, je dis bien peut-être, le dit Mark Atkins est au fond fan des romans !

Je dis « peut-être que c’est un fan des romans » parce que ça ne voit pas forcément dans le film. Si Antonio Sabato Jr n’est pas mauvais dans le film (il prouve si besoin était qu’un personnage plus proche de celui des romans, sans passé douloureux, fonctionne bien à l’écran), Traci Lords est totalement calamiteuse en Dejah Thoris, et n’a aucune alchimie avec son partenaire à l’écran, un comble pour ce qui est sensé être à l’arrivée une histoire d’amour ! Avec un budget minimal, les Tharks sont des humains de taille normale, sans bras supplémentaire, habillés en soldats romains, avec des masques en caoutchouc mal ajustés. Les créatures générées par ordinateur sont génériques (des araignées géantes, des sortes d’autruches en guise de montures) et ne ressemblent en rien à celles des romans. Seuls les insectes géants existent, les Siths (un autre emprunt de George Lucas pour Star Wars), et ceux-ni n’apparaissent en fait que dans le troisième roman ! La mise en scène est catastrophique, les combats risibles, seuls quelques plans d’effets spéciaux sur les vaisseaux font un tant soit peu illusion. Bref, il est ironique que La princesse de Mars n’ait connu que deux adaptations aux antipodes, budgétairement parlant, l’une de l’autre, à savoir la moins chère, et la plus chère possible !

Les Chroniques de Mars ne sont donc à voir que par curiosité, à vos risques et périls. Anecdote amusante, Matt Lasky, qui joue Tars Tarkas dans la production Asylum, sera embauché sur John Carter lors du tournage dans le désert de l’Utah dans le rôle d’un jeune guerrier Thark ! Comme pour beaucoup de figurants à Hollywood, ce rôle ne sera pas crédité, mais sa mention figure sur la page consacrée à John Carter sur l’International Movie Data Base (imdb.com). Le comédien se rappellera sans doute longtemps de voir sa démarche dans le film Asylum imitée hors caméra par le Tars Tarkas du film d’Andrew Stanton, Willem Dafoe !

172 princesses de mars


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