In Memoriam : CITY OF HEROES, 18 ans déjà… Bon anniversaire !

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Découverte des MEUPORGHS ?

Je suis tombé dans l’engrenage des jeux de rôle massivement multi-joueurs (abréviation en anglais MMORPG, ou MEUPORGHS si on tente de mal le prononcer !) avec Dark Age of Camelot, découvert chez mon ami Erwan. En fait, c’est ce jeu qui m’a finalement fait acheter mon premier PC ! En 2004, pas de fibre, à peine l’ADSL ?

Quoi qu’il en soit, avec mon PC tout neuf, je participe avec mon ami et des centaines d’autres joueurs, en simultané, à la vie de ce jeu, à l’intérieur d’une guilde inspirée des romans de La Roue du Temps de Robert Jordan. Ça avait quelque chose de magique, de se balader dans ces territoires immenses, avec de vrais joueurs, et de partager cette expérience avec eux. Nous « parlions » via le chat local, les solutions pour se parler à l’oral n’en étaient qu’à leur balbutiement.

Bref, tout aurait continué tel quel dans le meilleur des mondes, jusqu’en 2004, où Erwan me fait découvrir… CITY OF HEROES !

City of Heroes
Ma vie durant les mois suivants !

City of Heroes, kezako ?

City of Heroes, c’est Dark Age of Camelot… mais avec des super-héros ! Et ça, pour moi, ça fait bien évidemment toute la différence ! Mes amis savent parfaitement que je suis fan de super-héros depuis toujours, et Erwan tape bien évidemment dans le mille ce jour-là !

Le premier serveur est mis en ligne le 28 avril 2004, il y a donc 18 ans !

J’hallucine devant la richesse du Créateur de Personnage, qui permet déjà des options quasi-infinies, même dans sa première version ! Mais j’ai besoin de jouer, là, et vite ! Je me rappelle alors d’un personnage  » de secours » que j’avais créé pour le jeu de rôle papier Marvel Super Heroes de TSR, Marianne, qui n’est jamais qu’une Wonder Woman avec un costume tout en jaune. Je l’avais créée pour Stéphanie, qui s’était jointe au groupe ce jour-là en dernière minute.

Quelque minutes plus tard, Marianne est prête !

Marianne City of Heroes
Recréation de Marianne dans City of Heroes

 

Premiers pas dans la Cité des Héros !

L’univers est coloré, suffisamment « réaliste » pour un jeu de super-héros. Les animations sont fluides et satisfaisantes, les « poses » héroïques juste parfaites. Bref, je suis conquis ! Dès le début on combat des voyous à super-pouvoirs, on ne passe pas ses premières quêtes à cueillir des pommes ou a tuer des loups comme dans certains autres jeux en ligne ! Dès le début, dans City of Heroes, on sent la puissance qu’on possède en tant que super-héros.

Bref, en rentrant chez moi ce jour-là, je ne pense qu’à une chose, me procurer le jeu !

Mon premier téléchargement !

Erwan m’a expliqué la procédure, tout parait beaucoup trop simple ! Quelque chose va mal se passer, c’est sûr ! je crée mon compte sur le site de NC Soft, je paie en ligne, une première pour moi, et je lance le téléchargement !

C’est le premier jeu pour lequel je n’ai pas de copie physique, ce qui à l’époque n’était pas encore très courant ! Le téléchargement prend toute la nuit. Eh oui, on a encore des connexions pourries à l’époque ! Je ronge mon frein, cette nuit-là, je dors mal. Je me lève plusieurs fois la nuit pour voir si le chargement se fait toujours sur mon PC que je laisse allumé pour la première fois sans que je sois devant l’écran. Tout a l’air de bien se passer ! Ça tient du miracle !

Au petit matin, le téléchargement est fini. Je lance le jeu, et ça marche ! Je recrée Marianne, avec laquelle je fais mes premiers pas, cette fois avec mon compte à moi, dans la ville. Je suis aux anges !

Mon second personnage

Voilà qu’arrive mon second personnage. J’ai dans l’idée depuis longtemps de créer une héroïne d’origine africaine, certains diront comme la Tornade des X-Men, sauf que non, Tornade n’est pas Africaine. Elle a été trouvée par le Professeur Xavier au Kenya, mais on apprend ensuite qu’elle est née aux États-Unis ! Pourquoi, mystère ? Est-ce parce que son nom de famille a été choisi comme étant Munroe, un patronyme très peu africain ?

Quoi qu’il en soit, mon second personnage dans City of Heroes sera une héroïne à la peau noire. Je décide de créer un personnage de soutien, une « Defender », avec des pouvoirs d’ « Empathy », donc de soin, et en pouvoir secondaire la télékinésie. Je prends tout mon temps cette fois que le Créateur de Personnage pour lui donner une apparence simple, mais marquante pour moi. Et une option permet de placer un symbole sur sa poitrine. Ce sera un coeur, et son nom sera… Sister Love !

SL City of Heroes
Sister Love recréée en 2019, telle que je l’avais conçue en 2004 !

 

C’est ce personnage, plus que tout autre, que j’ai adoré jouer. Car City of Heroes, contrairement à la plupart des jeux en ligne, n’a pas peur de ses soigneurs. Ils sont efficaces et réellement utiles. Les soins dans ces jeux sont généralement assez faiblards, et leur incantation peut en général être interrompue assez facilement. Il en résulte finalement plus de frustration, pour le joueur soigneur, qu’un réel sentiment d’accomplissement.

Dans City of Heroes, ils sont un gain de temps appréciable. Car un personnage peut se soigner seul, via des objets nommés « Inspirations » notamment, et il peut « ressusciter » dans les hôpitaux présents dans chaque quartier. Mais un soigneur efficace, non seulement soigne au fur et à mesure, mais peut aussi ressusciter sur place. Ils ne sont pas indispensables, mais ils sont super utiles, ce qui les rend finalement… indispensables. À tel point que les « Defenders » non spécialisés en soin, comme le Blue Tornado, qui contrôle le climat, sont généralement peu appréciés voire boudés.

De là à imaginer que des personnages comme Blue Tornado développent une forme de rancoeur envers les personnages comme Sister Love, il y a là matière à histoire… qui donnera naissance à ma trilogie de romans !

Je croyais que City of Heroes serait là pour toujours !

…mais ce ne devait pas être le cas. C’est la raison pour laquelle je n’avais pas pris la peine de prendre des impressions écran des premières aventures de Sister Love et consorts. Je croyais, naïvement, que ce jeu serait éternel. Ce ne fut pas le cas, NC Soft ferma le dernier serveur en 2012.

En toute honnêteté, je ne jouais plus beaucoup à City of Heroes en 2012. J’étais passé à d’autres choses, et mes camarades étaient passé à d’autres jeux en ligne. J’ai suivi, même si les alternatives à City of Heroes, à savoir Everquest 2, Star Wars Galaxies, World of Warcraft, Champions Online, DC Universe, ne m’ont jamais autant passionné que CoH. Il y avait quelque chose dans ce jeu qui rendait les communautés extrêmement bienveillantes. Les émoticones et les animations en jeu étaient nombreuses en encourageaient l’interaction. Je trouve aussi que la nécessité de passer par un chat à l’écrit renforçait l’aspect « comic book ».

Bref, c’était un jeu où il faisait bon vivre. Je me connectai quelque fois au moment de sa fin, pour éprouver ces émotions une dernière fois… À cette époque j’avais déjà rédigé « Mais qui est donc Sister Love ? » sous forme de scénario.

Le retour : City of Heroes Homecoming !

Et puis, le miracle. En 2019, on apprend que le code source a ressurgi sur le net, et que des serveurs privés ont été montés, permettant de rejouer pour la première fois en sept ans à City of Heroes ! Pas de réaction de la part des ayant-droits de NC Soft. Ces serveurs sont toujours en place à ce jour, et c’est de là que proviennent les impressions écran du jeu sur cet article.

J’espère donc que City of Heroes est reparti pour une deuxième longue vie, entretenu par des passionnés qui n’ont pas oublié le plaisir qu’ils ont pris sur ce jeu unique et admirable, sur mon jeu préféré.


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