KAAMELOTT 1er volet KV1, pu… rée qu’est-ce que j’aime ce film !

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Con, trop con…

Je sais d’ores et déjà qu’un de mes gros regrets sera de ne pas avoir vu Kaamelott 1er volet au cinéma. Les critiques étaient très mitigées de manière générale, et ayant moi-même fait partie des déçus sur certains points des saison 5 et 6 de la série, je n’avais pas fait le déplacement.

Et je n’ai aucune excuse. Je n’avais pas piscine, les Martiens n’ont pas débarqué pour m’emmener sur leur planète, j’avais même mon pass sanitaire en règle. J’ai été con et je le regrette.

Ma faute sera j’espère pardonnée. Pour marquer le coup, j’avais acheté l’édition « prestige », avec DVD+DVD bonus, Blu-Ray et Blu-Ray 4K alors que je n’ai même pas de lecteur Blu-Ray, 24 « cartes postales » des personnages et une pièce, le tout présenté dans un coffret au format livre relié. Je l’avais acheté parce que j’aime malgré tout beaucoup de la série, et que je voulais soutenir le film, même si pour la postérité je n’aurai pas fait partie des deux millions de spectateurs qui, eux, n’auront pas démérité.

Kaamelott_Premier_volet
Par contre je n’aime pas du tout l’accroche !

Préalable

Je n’ai pas d’action chez Alexandre Astier, même s’il m’arrive de rêver du bonhomme. Exemple : Mon rêve du jour avec Alexandre Astier – Norman T. Ray – Chez Sister Love (norman-t-ray-chez-sister-love.com)

Je ne pense pas être un fanboy de base, mais j’aime sa finesse d’esprit. Ses spectacles comme L’Exoconférence et Que ma joie demeure sont excellents. Quant à Kaamelott…

Homme de peu de foi…

J’avoue, je fais à la base partie de ces déçus des saisons 5 et 6. Non parce qu’elles prenaient un tour plus dramatique, mais parce que je n’aimais pas la façon dont était traitée la dramaturgie. Il y avait pour moi quelque chose de bizarre, de décalé, et qui ne me parlait pas. Les dialogues « à la Audiard/Astier » étaient toujours là, et j’avais l’impression que ça ne marchait pas dans ce cadre médiéval.

Déjà, j’avais eu du mal à m’y faire au cours de la saison 1. Finalement le décalage participait à la comédie, et j’ai recommencé à avoir du mal avec ce décalage quand le ton est redevenu plus sérieux.

La saison 6, pour tout vous dire, je ne l’avais pas achetée après l’avoir vue sur M6, je viens seulement d’en passer commande, car de toute évidence, je suis forcément passé à côté de quelque chose. C’est obligé.

Alors, le film, c’est bien ou pas ?

Faisons court, j’ai adoré Kaamelott 1er volet, et ça m’a pris complètement par surprise, car je ne m’y attendais vraiment pas. J’avoue à nouveau, j’ai pleuré, pendant le film et après. Je suis toujours bouleversé au moment où j’écris ces lignes.

La réalisation du film

Les critiques y ont vu une réalisation sans ampleur, j’ai vu tout l’inverse. Les images ont une classe folle, loin de cette photo numérique étalonnée n’importe comment, soit trop désaturée ou trop monochomatique. Là, les couleurs explosent, il y a des figurants par dizaines. L’image est riche et d’une élégance rare. Belle, naturelle.

Je n’ai vu aucun des problèmes de rythme que je percevais auparavant, dans la saison 6 en particulier.

Il y a des moments de grâce hallucinants dans ce film, comme ce moment où arthur découvre la « table ronde du pauvre », celui où il escalade la tour, ou bien ce plan magnifique où Perceval revoit pour la première fois en dix ans son souverain, ce qui lui inspire un psaume déchirant.

La musique, mon dieu, la musique !

J’avais déjà le CD. Je savais donc que la musique était excellente, mais je ne l’avais pas expérimentée dans le contexte ! Quel adéquation parfaite entre les images et le son ! J’ai rarement expérimenté une telle perfection hors d’un Sergio Leone par exemple. En tant qu’amoureux de musique de film, une telle symbiose est admirable et grandiose. Dit autrement, ça déchire sa race.

Quelle beauté.

Les dialogues, admirables

Kaamelott, même lorsque la série m’a moins parlé, a toujours bénéficié qu’une qualité de dialogue impressionnante, et le film ne fait pas exception. Quel bonheur de retrouver anciens et nouveaux comédiens déclamer ces mots taillés au cordeau. Guillaume Gallienne est magistral, tout comme Clovis Cornillac, mais TOUS les acteurs, y compris les nouveaux personnages, sont campés à la perfection, et immédiatement attachants.

Alain Chabat reste un trésor national.

Pas UNE fausse note dans l’ensemble, même si, oui, Clavier fait du Clavier. Mais il le fait si bien… J’aime tous ces acteurs, sans aucune exception.

Un équilibre impressionant

C’est comme si Alexandre Astier avait ENFIN trouvé l’équilibre parfait entre comédie et moments sérieux. En tout cas, c’est l’impression que ce film me donne, et encore une fois, il faut absolument que je revoie les saisons 5 et 6.

Pour moi, c’est bien simple, TOUT fonctionne dans le film. Ça tient du miracle, pour moi bien évidemment.

J’ai particulièrement apprécié les magnifiques flashbacks que beaucoup de critiques ont tant décrié. Ils sont touchants, la narration est avant tout visuelle, et rejoint de façon brutale et touchante le présent d’Arthur, au moment où il doit décider s’il doit tuer ou non Lancelot. Superbe plan là aussi en contre-plongée sur le visage d’Arthur tenant une Excalibur couverte d’éclairs.

Un commentaire audio délectable !

Ah oui, j’allais oublier, le commentaire audio d’Alexandre Astier, avec deux de ses enfants, Ethan, alias le chevalier-seiche dans le film, et Ariane, qui s’y marie. Délicieux.

P…ain mais j’aime ce film quoi !

Tout cela pour dire que si vous hésitez encore sur le visionnage de Kaamelott 1er volet, n’écoutez personne et laissez-vous tenter. On ne sait jamais, vous pourriez, comme moi, avoir une excellente surprise.

Roboblol et je relance de douze.

Et vous, avez-vous vu Kaamelott 1er volet ? Qu’en avez-vous pensé ? Suis-je irrécupérable ? Dites-le moi en commentaire !


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