MISSION : IMPOSSIBLE ! 30 jours, mes 30 références geek 19/30

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Tom Cruise ? Où ça ?

Non, je ne parlerai pas des films avec Tom Cruise. Cet article est consacré à une des plus grandes séries d’espionnage de tous les temps, pour moi LA plus grande  série d’espionnage de tous les temps ! Désolé, James Bond…

Enfin, une série de fantasy d’espionnage, hein, comme Columbo est une fantasy d’enquête policière, une autre série sous contrainte forte d’écriture. Finalement ce sont ces séries qui m’impressionnent le plus. Car Mission : Impossible, contrairement à la plupart des séries, doit pour passionner se passer d’un élément pourtant considéré comme essentiel, à savoir une familiarité avec les personnages.

Des agents de l’IMF (Impossible Mission Force), on ne sait rien. Ils n’ont pas de passé, et la plupart du temps ils jouent des rôles dans les épisodes. Ils ne sont portés que par le charisme de leurs interprètes, et par la conviction du téléspectateur qu’ils oeuvrent pour le bien commun.

Un des épisodes est particulièrement intéressant à cet égard, car vu du point de vue d’un « civil » que l’organisation doit recruter pour sauver un des leurs. Non seulement ils ont recours au chantage pour s’assurer de la coopération du civil, mais ils apparaissent comme tout sauf sympathiques, même si le recruté finira par comprendre leurs motivations.

De la fantasy d’espionnage ?

Sur beaucoup de points, oui, c’en est une. Une fantasy théatrale, à grand renfort de masques parfaits, de décors de carton-pâte et de situations rocambolesques. Les pays visités sont le plus souvent imaginaires, avec un alphabet inventé pour l’occasion. Les situations mises en scène tiennent à certains moments de la science-fiction la plus débridée, faisant croire à sa cible qu’elle se trouve dans le futur ou dans un monde post-apocalyptique !

Donc, oui, on est en pleine fantasy pour moi !

Une série sous contrainte

Finalement le créateur de la série, Bruce Geller, n’aura qu’à écrire l’épisode-pilote, et à superviser le reste des sept saisons, car dès le début, tout est mis en place. Un homme mystérieux se rend dans des endroits où il est incongru d’y trouver ce qu’il cherche, à savoir un magnétophone. La bande donne une mission à l’homme, et dans le paquet se trouve une enveloppe avec des documents. La mission est officieuse, et on précise bien à chaque fois que le gouvernement ne saurait en aucun cas être impliqué dans ce qui va suivre.

Puis la bande d’autodétruit dans un nuage de fumée, et on comprend que le chef de l’IMF doit en premier lieu avoir… une bonne mémoire ! Ensuite, le dit chef recrute ses agents, écarte les photos des membres de la production de la série, et garde celles des comédiens, souvent les mêmes, mais il peut y avoir des surprises !

Ensuite, le briefing initial, où les agents sont généralement habillés en noir et blanc. C’est le seul moment de l’épisode où on percevra de courts instants de leur personnalité véritable, même si les échanges restent très professionnels. Est présenté aux agents, et au spectateur, quelques gadgets dont il sera fait usage dans l’épisode.

Tout n’est cependant pas révélé, et loin de là. Certains propos restent nébuleux, et ne prendront leur sens que pendant le visionnage de l’épisode. Car il faut être attentif, Mission : Impossible ! ne fait pas partie de ces séries que l’on peut regarder en faisant autre chose.

Un générique mythique !

Le générique est différent pour chaque épisode ! Il reprend des plans de l’épisode à venir, en rapide succession, en ne révélant jamais de point important qui gâcherait le visionnage de l’épisode. Il met également généralement en lumière certains plans remarquables de l’épisode, sous le thème immédiatement identifiable du quatrième mousquetaire de la série à bien des égards, Lalo Schifrin, et l’ambiance sonore qu’il mettra en place, et qui sera suivie par les autres compositeurs de la série.

Il met également en lumière une des forces de l’équipe technique, car le montage est un des points forts de chaque épisode.

Mission : Impossible
Leonard Nimoy n’a eu qu’à aller dans le studio d’en face pour passer de Star Trek (3 saisons) à Mission : Impossible (2 saisons)

Ben, et les comédiens dans tout ça ?

Un des points étonnants de la série est que les personnages sont quasiment tous interchangeables. Etant donné qu’ils sont en mission, et que leur vie personnelle n’entre quasiment jamais en ligne de compte, les comédiens mettent leur charisme naturel au service de « quelqu’un qui joue un rôle ». Ils n’ont que peu d’interactions entre eux, ils apparaissent et disparaissent de l’équipe sans explication, et leur comportement est en général professionnel jusqu’au bout des ongles, voire robotique. J’ai toujours du mal, par exemple, à me rappeler que Sam Elliott, sans sa moutache, était dans l’équipe durant la cinquième saison.

On ressent néanmoins la complicité et l’amitié entre les membres de l’équipe, surtout quand, inévitablement, un grain de sable plus ou moins important vient perturber la machinerie qu’ils ont mis en place. On sent dès lors, à travers les regards échangés, qu’il est l’heure de procéder à un ajustement plus ou moins drastique, et qu’il n’est pas question de laisser un des membres de l’équipe derrière eux.

Mais comme Columbo, c’est une série qui offre la part belle aux vedettes invitées, car eux n’ont pas de double ou de triple rôle à jouer !

Merci donc à Desilu !

Desilu, la société de production fondée par Lucille Ball et Desi Arnaz, nous a donc fourni non pas une mais deux des plus grandes séries cultes jamais créées (en plus des Incorruptibles dans les années 50 avec Robert Stack) : Star Trek et Mission : Impossible. Les membres du comité de direction lui avaient pourtant dit qu’ils pouvaient se permettre de produire une série, et pas les deux, mais Lucille Ball, à présent seule décisionnaire après son divorce d’avec Desi Arnaz, tint à produire les deux.

Etait-ce prophétique ou bien inévitable ? Desilu finira par être rachetée par Paramount.

Allez, un petit mot sur les films quand même !

Bon, OK, un petit mot alors. Mission : Impossible de Brian de Palma, c’est comme le Conan de John Milius. Il y a plein de choses qui ne vont pas, les personnages ne correspondent pas à ceux des origines, mais c’est tellement éblouissant au niveau de la mise en scène qu’on ne peut s’empêcher d’aimer le film.

MI:2, c’st archi-bof, et pourtant j’adore beaucoup de films de John Woo. MI:3 est un des rares films à m’avoir donné un mal de crâne carabiné quand je l’ai vu au cinéma : tout est filmé en gros ou en TRÈS gros plan. Par contre, Michael Giacchino est un de mes compositeurs de musique de film contemporain préféré, il accomplit un travail magistral sur la bande originale en réorchestrant les thèmes de Lalo Schifrin. Il offre d’ailleurs une variation très intéressante du thème principal pour Mission : Impossible 4. Tom Cruise y devient cascadeur officiel, si j’ai bien tout suivi. Le 5 ne m’a laissé aucun souvenir, je n’ai pas vu le 6, je doute de voir le 7, et il paraît qu’ils en font un 8… Voilà voilà…

De toute façon, il reste quoi de la série dans les films ? Le nom, le thème. Pour le reste, j’ai l’impression que l’IMF est démantelée à chaque film, et chaque film est un Tom Cruise show, maintenant avec une grosse cascade sans doublure par film, avec des intrigues d’espionnage qui me paraissent assez basiques.

 

Et vous, appréciez-vous également la série ? Quel souvenir en gardez-vous ? Dites-le moi en commentaire !


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