SAM RAIMI ! 30 jours, mes 30 références geek 29/30

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Un grand pouvoir implique d’avaler votre âme !

J’ai déjà évoqué Sam Raimi en rapport avec Evil Dead et Spider-Man. Rien qu’écrire cette phrase n’a aucun sens, car quel rapport peut-il y avoir entre « le film d’horreur le plus effrayant de tous les temps » selon Stephen King, et le super-héros créé par Stan Lee et Steve Ditko ?

Et plutôt que Sam Raimi, j’aurais sans doute dû écrire Sam Raimi + Bruce Campbell + Robert Tapert, car c’est le trio qui s’est démené en coulisse pour créer « l’experience ultime de l’Horreur » avec un budget anémique.

Le tour de force d’Evil Dead

Evil Dead, sorti en 1982, garde même de nos jours toute sa force, un exploit pour un premier film. Mais ce n’était pas le coup d’essai du trio, car depuis leur prime jeunesse, ils tournent des films en Super 8, souvent inspirés de leurs idoles, les fameux comiques Les Trois Stooges, soit un humour à base d’abus physique et non-sensique.

C’est cette énergie, transposée dans le cinéma d’horreur, qui fera toute l’originalité du métrage, et qui fera d’une manière encore plus maitrisée celle de sa suite, un quasi remake, Evil Dead 2. Evil Dead 3, L’Armée des Ténèbres citera même de façon beaucoup plus directe les Trois Stooges, notamment dans la séquence du cimetière.

Les Trois Stooges encore, le trio y fait référence lorsque, quand un acteur n’est plus disponible et qu’un autre doit faire la doublure (comme par exemple le frère de Sam Raimi, le quatrième mousquetaire du trio, Ted Raimi), celui-ci est crédité au générique comme le « faux Shemp » (Fake Shemp), du nom d’un des membres des Trois Stooges qui, malade, n’avait pu participer à certains des films.

Le raté de Mort sur le Gril

Mort sur le Gril est le premier film de studio du trio, et celui-ci sera confectionné dans la souffrance. Comme souvent par la suite, le studio veut bien de Sam Raimi, mais ne veut pas entendre parler de Bruce Campbell en rôle principal (c’est arrivé aussi notamment sur Darkman), celui-ci devant se contenter d’un rôle secondaire ou d’une simple apparition en forme de clin d’oeil.

Puisqu’on parle d’apparition, notons de suite que la voiture de Sam Raimi, une Oldsmobile Delta 88 jaunâtre, apparait dans TOUS ses films, apparemment y compris dans son western, mais je ne sais pas où dans ce dernier cas !

Oldsmobile

Mort sur le Gril reste un film sympathique, même s’il est difficilement regardable et part un peu dans tous les sens.

Darkman

Darkman est un super-héros synthèse de plusieurs influences, dont le Shadow et le Fantôme de l’Opéra, avec des masques dignes de Mission : Impossible ! Peyton Westlake a en effet créé une peau artificielle, mais dont le défaut est de se désagréger après un certain temps. Défiguré par des voyoux, il devient une créature de l’ombre : Darkman !

Le film est jouissif, impressionnant par moment, et montre toute la maitrise de la mise en scène de Sam Raimi. C’est le premier vrai succès en salles du jeune réalisateur (les Evil Dead n’ont jamais marché au cinéma, par contre ce sont des cartons en vidéo-club !).

Mort ou Vif

Voici donc le fameux western de Sam Raimi, une succession de duels tous filmés différemment, et avec des acteurs de premier plan comme Sharon Stone, Gene Hackman, Russel Crowe et un tout jeune Leonardo DiCaprio !

Là encore, c’est la mise en scène qui raconte l’histoire, et cette précision a son importance. Je pense qu’on peut considérer Mort ou Vif comme la fin de la première partie de la carrière de Sam Raimi. Car dès le film suivant, c’est bien simple, on ne le reconnait plus !

Un Plan Simple et consorts !

Pour Sam Raimi, il y a un avant et un après « un Plan Simple« . Sa caméra se pose, et peut-être pour la première fois de sa carrière, il apprend à laisser les acteurs en charge de la narration, là où sa caméra virevoltante s’en occupait dans ses films précédents. Il enchaîne Pour l’Amour du Jeu (sur le… baseball ?), et Intuitions (où Keanu Reeves n’a jamais été aussi effrayant !), soit plus des drames psychologiques que des films d’action survoltés auxquels ils nous avait habitué. A-t-on perdu Sam Raimi ?

Que nenni !

Spider-Man apportera une réponse éblouissante à ce paradygme. Car non seulement nous, les fans de films de genre, n’avons pas perdu Sam Raimi, mais il démontre avec Spider-Man toute la maturité qu’il a acquise au cours des dernières années, couplée une nouvelle fois avec sa caméra sans cesse en mouvement. Spider-Man, en 2002, cumule donc le meilleur des deux mondes, et sera un triomphe absolu !

Rarement un cinéaste aura montré une plus grande évolution que Sam Raimi dans sa carrière. Spider-Man 2, et même le 3, viendront renforcer cette impression. Inutile de dire que j’attends avec impatience de voir son travail sur Docteur Strange 2 !

 

Et vous, aimez-vous également Sam Raimi ? Dites-le moi en commentaire !


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