X-MEN ! 30 jours, mes 30 références geek 3/30

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Mon premier achat fut le Spécial Strange 33, rien de moins que la mort de Phénix :

Spécial Strange 33 : premier achat dans le monde des super-héros – Norman T. Ray – Chez Sister Love (norman-t-ray-chez-sister-love.com)

Mais mon premier contact avec les X-Men fut la découverte du Spécial Strange 14 :

Super-héros : débuts d’une passion à vie ! – Norman T. Ray – Chez Sister Love (norman-t-ray-chez-sister-love.com)

Avant l’achat du Spécial Strange 33, j’avais déjà pu découvrir le début de l’histoire du Phénix Noir chez un ami qui possédait les numéros précédents. Je ne savais pas à l’époque que je venais d’acquérir ce qui était un sommet dans l’Histoire des comic-books.

Une renaissance menée de main de maître !

X-Men, le comics original, était décédé, de mort naturelle, par manque de ventes. Même les dessins du génial Neal Adams n’avaient pu sauver le titre de l’annulation. Et pourtant l’idée de départ était intrigante. La légende veut que le bon Stan Lee en a eu marre de trouver des origines à tous ses héros, il se serait donc dit « et s’il acquéraient simplement leurs pouvoirs dès l’adolescence ? ». Au lieu d’incidents isolés, ils seraient des « mutants » dont les parents auraient été d’une manière ou d’une autre soumis à une sorte de radioactivité, raison numéro un des acquisitions de super-pouvoirs dans les années 60.

Lee aussi bien que Kirby quittent le titre assez vite, laissant largement une « équipe B » se charger des X-Men. Il faudra des années avant que les membres de l’équipe ne revendiquent un peu d’individualité en laissant tomber les uniformes.

Apparemment l’idée de reformer une équipe « multi-nationale » viendrait des propriétaires de Marvel en 1975, Cadence Industries. Len Wein et Dave Cockrum se chargeront de la mettre en œuvre dans « Giant Size X-Men », le comics qui va révolutionner l’industrie, et faire d’une équipe oubliée le best-seller de Marvel pendant des années.

Wolverine/Serval était déjà apparu dans la série Hulk, son costume était alors conçu par John Romita. Le Hurleur était déjà apparu dans la première série X-Men. Par contre, Dave Cockrum, reconnu par tous les connaisseurs de comic-books comme un concepteur génial en ce qui concerne les costumes, créera les autres X-Men « internationaux », recyclant quelques designs qu’il avait conçu pour La Légion des Super-Héros chez DC Comics : Nightcrawler/Diablo, Colossus et Storm/Tornade (qui est une des inspirations pour mon propre personnage de Sister Love). Rien que la conception du costume de Tornade est une pure marque de génie, avec ses cheveux blancs, ses yeux en amande et son serre-tête si spécifique. Il fait encore autorité aujourd’hui, quelques quarante-cinq ans plus tard.

A la charge donc des « nouveaux X-Men » de sauver les anciens, victimes de l’île vivante Krakoa. Après cette aventure, les « anciens » X-Men prennent leur retraite, sauf Cyclope, qui reste le leader d’un groupe d’individualités très marquées.

Des relations interpersonnelles très riches

Voilà quelle sera pour moi la véritable réussite des « Nouveaux X-Men », qui sont dès leur seconde aventure sous la houlette du scénariste Chris Claremont. Les personnages sont riches, et Wolverine/Serval émergera du groupe comme étant la première véritable super-star des comic-books depuis les années 60. Peu de personnages créés après les années 60 peuvent prétendre rivaliser en popularité avec Spider-Man, les Avengers et les Quatre Fantastiques. Rebelle à l’autorité, fumeur, buveur, prompt à la violence, avec un masque modifié par Dave Cockrum, et surtout avec une coupe de cheveux très distinctive hors du masque, Wolverine s’impose d’emblée, même si Cockrum affiche une nette préférence pour Diablo.

Dave Cockrum sera finalement débarqué du comic book au profit de la star montante John Byrne, qui mettra lui en avant Wolverine, le personnage étant, comme lui, canadien. C’est à cette période que seront conçues toutes les histoires qui font encore référence de nos jours, grâce au trio magique Claremont/Byrne/Austin à l’encrage. Des dessins énergiques, d’une finesse rare, au service d’intrigues passionnantes. Ce qui transpire de ces histoires encore de nos jours, c’est la chaleur humaine entre les personnages.

On n’a aucun doute que Colossus risquera sa vie pour n’importe lequel de ses collègues, et que Tornade saura montrer sagesse et compassion à son prochain, quand Diablo et Wolverine, contre toute attente, deviennent amis malgré leurs caractères diamétralement opposés. Et que dire du traitement de Jean Grey/Phénix ? De personnage très secondaire dans les années 60 (elle n’est que celle qui attire l’attention de tous les X-Men, professeur Xavier compris !), sa transformation en Phénix la transcende et en fait – enfin – un personnage digne d’attention. Et le meilleur est à venir.

LA Saga

Dans les coulisses, les dissentions pointent le bout de leur nez. Les égos se heurtent. John Byrne est de plus en plus insatisfait des dialogues que Chris Claremont accole à ses dessins, et le superviseur Jim Shooter a la réputation d’être lui aussi particulièrement difficile.

Dans le comics, Jean Grey « pète les plombs » et devient le Phénix Noir, une entité ultra-puissante, quasi invulnérable. Quand elle s’envole dans l’espace, c’est pour y détruire quelques planètes. C’est ce « quelques planètes » qui visiblement ne passe pas. Shooter exige la mort de Phénix, quand Claremont envisageait une fin beaucoup plus sage et heureuse. Difficile de savoir qui détient la vérité en la matière, plusieurs versions ont fait surface depuis cette ère.

L’Histoire des comics est en marche. La fin de l’histoire est réécrite et redessinée. Les X-Men se battront jusqu’au bout pour sauver leur amie, et ils tombent, un à un. Finalement, dans un final poignant, Jean Grey se sacrifie alors qu’elle se trouve aux côtés de l’homme qu’elle aime, Cyclope.

Dark Phoenix
La mort bouleversante de Phénix

Un impact considérable

J’étais trop jeune pour avoir connu l’autre choc des comic books, à savoir la mort de Gwen Stacy dans Spider-Man. A bien des égards la mort de Phénix eut un impact bien plus considérable sur moi que la mort d’autres personnages. J’étais parti du principe que les héros gagnaient, toujours. Les X-Men de Claremont/Byrne/Austin me montrèrent une autre voie, d’autant plus marquante que ce genre d’événement restait exceptionnel. On n’avait pas des morts de héros tous les quatre matins non plus, alors qu’aujourd’hui on a du « shock value » à toutes les pages dans certains cas, ce qui en amoindrit l’impact.

J’étais de toute façon débutant en comic books à l’époque, et n’avait finalement pas connu grand-chose d’autre. Byrne partit peu après, et Cockrum revint pour encore de beaux numéros, mais le pic avait été atteint, et a bien des égards n’a plus jamais été atteint. La preuve, les films ont déjà foiré DEUX FOIS la saga du Phénix Noir. Comme si son impact se devait d’être limité aux pages des comic-books.

Et les films alors ?

J’aurais préféré du spandex jaune.

 

Et vous, avez-vous lu ces histoires, et qu’en pensez-vous ? Êtes-vous d’accord pour l’impact de cette histoire, ou suis-je juste un vieux nostalgique ? Dites-le moi en commentaire s’il vous plait.


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